Comment les femmes peuvent-elles se lancer dans le secteur de la construction ?

Les femmes dans la construction

Le secteur de la construction est souvent perçu comme un domaine réservé aux hommes, mais de plus en plus de femmes s’y intéressent et y trouvent leur place. Selon une analyse du Washington Post, le nombre de femmes employées comme ouvrières du bâtiment a augmenté depuis 2016, passant de 12,5 % de l’industrie en août 2016 à 13,5 % pendant la pandémie en avril 2020. Quels sont les avantages et les défis de travailler dans la construction pour les femmes ? Quels sont les métiers possibles et comment s’y former ? Voici quelques pistes pour vous aider à vous orienter vers ce secteur en pleine croissance.

Les avantages de travailler dans la construction pour les femmes

Travailler dans la construction offre de nombreux avantages pour les femmes, tant sur le plan professionnel que personnel. Tout d’abord, c’est un secteur qui offre de la diversité, de la créativité et de la satisfaction. En effet, les femmes peuvent exercer des métiers variés, allant du gros œuvre au second œuvre, en passant par la gestion de projet, le design ou l’ingénierie. Elles peuvent ainsi exprimer leurs talents, leurs compétences et leur sens de l’esthétique. De plus, travailler dans la construction permet de voir le résultat concret de son travail et d’avoir un impact positif sur l’environnement et la société.

Ensuite, c’est un secteur qui offre de l’emploi, de la stabilité et de la rémunération. La construction est un secteur en forte demande, qui recrute constamment des profils qualifiés et motivés. Les femmes peuvent donc trouver facilement du travail, que ce soit en tant que salariées ou indépendantes. Elles peuvent aussi bénéficier d’une certaine sécurité de l’emploi, car les projets sont souvent à long terme et les contrats renouvelables. Enfin, travailler dans la construction permet de gagner un salaire attractif, souvent supérieur à la moyenne nationale.

Les défis de travailler dans la construction pour les femmes

Travailler dans la construction présente aussi des défis pour les femmes, qui doivent faire face à des obstacles et des préjugés. Tout d’abord, c’est un secteur qui exige de la force physique, de l’endurance et de la résistance. Les femmes doivent donc être en bonne forme et s’adapter aux conditions de travail parfois difficiles, comme le bruit, la poussière, le froid ou la chaleur. Elles doivent aussi être capables de manipuler des outils et des matériaux lourds et encombrants.

Ensuite, c’est un secteur qui implique de la confiance en soi, de l’affirmation et de la communication. Les femmes doivent donc faire preuve d’assurance et de professionnalisme face aux clients, aux fournisseurs et aux collègues. Elles doivent aussi savoir se faire respecter et se faire entendre dans un milieu majoritairement masculin, où elles peuvent rencontrer du sexisme, du harcèlement ou de la discrimination.

Les métiers possibles dans le secteur de la construction pour les femmes

Le secteur de la construction offre une large gamme de métiers possibles pour les femmes, selon leurs envies, leurs aptitudes et leurs qualifications. Voici quelques exemples :

  • Charpentière : elle réalise des structures en bois pour des bâtiments ou des ouvrages d’art.
  • Maçonne : elle construit des murs, des fondations ou des dalles en béton ou en pierre.
  • Plombière : elle installe et répare des systèmes de plomberie, comme les canalisations, les robinets ou les chauffe-eau.
  • Électricienne : elle pose et raccorde des câbles électriques, des prises ou des interrupteurs.
  • Peintre : elle applique des couches de peinture ou d’enduit sur les murs, les plafonds ou les sols.
  • Carreleuse : elle pose des carreaux de céramique, de marbre ou d’autres matériaux sur les surfaces intérieures ou extérieures.

Formation économiste de la construction, pour apprendre à bâtir avec des chiffres

Sur un chantier, on imagine souvent l’architecte qui trace ses lignes et l’ingénieur qui calcule les structures. Mais sans économiste, difficile de savoir si le projet tiendra la route sur le plan financier. La démarche de suivre une formation d’économiste de la construction permet justement d’apprendre à changer une idée sur plan en projet réaliste, avec pour objectif de jongler avec coûts, matériaux et contraintes réglementaires. Un métier de l’ombre ? Plutôt la pièce maîtresse qui empêche qu’un rêve architectural ne se mue en cauchemar budgétaire !

L’économiste n’est pas celui qui “fait des additions” à longueur de journée. Son quotidien consiste à décoder un plan, à anticiper le prix du béton, à trouver des alternatives quand un matériau flambe, à vérifier la conformité aux normes thermiques ou acoustiques et à intégrer le BIM (Building Information Modeling) dans ses estimations. Il doit aussi composer avec la réglementation RE2020, qui impose des calculs liés à la performance énergétique et à l’empreinte carbone des bâtiments.

De nombreux économistes de la construction se définissent comme les GPS des projets, étant donné qu’ils recalculent l’itinéraire dès qu’un imprévu surgit. Le client souhaitait installer un plancher en bois exotique qui est finalement trop cher ou non conforme ? L’économiste propose une alternative locale, plus abordable et plus durable. Et tout cela sans jamais perdre de vue les délais, car un chantier en retard peut coûter des milliers d’euros par jour.

Où se former et comment évoluer ?

Certains organismes de formation spécialisés dans les métiers du BTP proposent des parcours adaptés, parfois à distance, pour permettre aux apprenants d’acquérir les compétences nécessaires. On parle alors de techniques de métrés, de logiciels de devis comme Attic+ ou Devisoc, d’utilisation de maquettes numériques collaboratives et de gestion des appels d’offres publics et privés.

Particulièrement appréciée par les recruteurs, cette polyvalence ouvre des portes très variées (bureaux d’études, cabinets d’architectes, entreprises générales, mais aussi collectivités qui pilotent des projets urbains).  Avec l’expérience, l’économiste peut ensuite évoluer vers des postes à responsabilités tels que chef de projet, responsable études de prix, voire dirigeant de son propre bureau d’études. Dans un secteur où les chantiers deviennent de plus en plus complexes (construction durable, intégration des énergies renouvelables, normes environnementales renforcées), la demande pour ce type de profil ne fait qu’augmenter.

On croit souvent que rigueur et imagination ne vont pas ensemble. Pourtant, l’économiste doit parfois faire preuve d’une vraie créativité pour trouver un équilibre entre esthétisme, contraintes réglementaires et budget limité. Il s’agit de maîtriser l’art de bâtir avec des chiffres, sans jamais oublier l’humain derrière les murs.

Auteur : Lucie P.

Une femme dans un monde d'hommes, et je ne parle pas de l'univers de la communication ou du marketing mais de notre société. Oui il faut se battre pour défendre ses idées et ses positions, 2 fois plus lorque l'on est une femme ! Mon job, vous donnez mes astuces et régler quelques comptes pour que vous puissiez survivre dans cette jungle !

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