Le coronavirus n’est pas une maladie discriminatoire, et pourtant, il a eu un impact différent pour chaque groupe de personnes. Les chauffeurs de bus aux premiers ministres, des gens de tous les horizons tombent gravement malades avec le Covid-19.

Cela a attiré l’attention sur le fait que la maladie ne fait pas de discrimination. Le coronavirus est, après tout, un morceau de matériel génétique flottant plus ou moins inanimé. Il n’est donc pas susceptible de discrimination active.

Et pourtant, le virus a des effets très différents sur divers groupes de personnes. L’un des clivages les plus marqués qui se dégage concerne le sexe. Et si certains ont remarqué une différence sur la manière dont les hommes et les femmes sont malades, il y a aussi les effets économiques et sociaux.

Les stéréotypes abondent

Durant le confinement, les gens ont été obligés de rester chez eux. D’ailleurs, des termes comme « travail domestique » ont fait leur retour. Cela concerne les hommes, mais dans la plupart, ce sont les femmes qui font généralement les tâches les plus courantes à la maison. C’est comme si on était revenu en arrière où les femmes devaient seulement rester à la maison à faire le ménage, à préparer le repas et à faire la lessive.

En outre, de nombreuses femmes sont impliquées dans des activités de soins non rémunérées, qu’elles soient liées à leur propre famille, aux personnes âgées ou à des œuvres caritatives. Selon la Commission européenne, un quart de tous les travaux non déclarés, par exemple le nettoyage, la garde d’enfants ou d’autres petits travaux, incombaient aux femmes.

Dans des pays comme la France, la période de confinement a vu la liste des obligations quotidiennes des femmes se multiplier, travaillant à domicile tout en assistant aux travaux scolaires de leurs enfants, en plus des tâches ménagères.

Des héroïnes du quotidien

On a accompli beaucoup de choses dans l’histoire récente sur la voie de l’égalité des sexes, mais il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour garantir une participation et une voix égales aux femmes. Les enjeux sont encore plus importants maintenant que la pandémie de coronavirus continue de faire des victimes.

Les femmes prédominent dans les rôles clés d’infirmières, de travailleuses sociales et de soignantes. Elles travaillent également en tant que médecins et bénévoles, et en tant que dirigeants politiques et communautaires prenant des décisions cruciales sur la manière de faire face aux effets sanitaires, sociaux et économiques de la crise.

La participation des femmes sera essentielle au succès face à cette menace mondiale commune.

Que faire face à cette inégalité ?

De nombreux métiers, qui sont généralement occupés par des femmes, ont permis à de nombreux citoyens de survivre à cette crise. Il y a notamment les infirmières, mais également les vendeurs, les caissiers… Cette pandémie a permis de démontrer qu’au quotidien, il y avait des héros. Pourtant, ces métiers ont été depuis longtemps négligés.

Il est donc important de revaloriser ces emplois à prédominance féminine. Actuellement, il y a encore un écart considérable entre les salaires des hommes et des femmes. Le gouvernement doit prendre des décisions claires afin d’accélérer la parité.

C’est maintenant le moment d’apporter de grands changements dans ce domaine. Ce confinement a été particulièrement dur pour les femmes. Selon la ministre de l’égalité, Marlène Schiappa,  il y a eu une hausse des violences domestiques durant le confinement. Mais ce n’est pas le seul souci.

Très souvent, seule une petite partie des femmes sont visibles ans les arènes de prise de décision et d’élaboration des politiques à un moment crucial et qu’elles ont tendance à sacrifier l’avancement professionnel pour prendre soin de leur famille.

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