Les femmes restent les grandes absentes des postes de direction des entreprises du CAC 40. La Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars, constitue ainsi l’occasion de rappeler que si la France a réussi son pari de féminiser les conseils d’administration, l’attention doit désormais se porter sur les comités exécutifs et de direction.

Seulement 22% de femmes dans les comités exécutifs du SBF 120

Vous aimez trader, notamment via des plateformes comme Saxo Bank ? Saviez-vous pourtant que la quasi-totalité des sociétés du CAC 40 est dirigée par des hommes ?

À la tête des entreprises du CAC 40, les femmes ne sont ainsi représentées qu’en la personne de Catherine McGregor, directrice générale d’Engie, depuis le départ en février 2020 d’Isabelle Kocher.

Le bilan au sein du SBF 120 reste également peu glorieux. Seuls 22% des effectifs dans les comités exécutifs sont représentés par des femmes. Un chiffre qui a néanmoins triplé sur les dix dernières années (7% en 2009).

À la tête des grands groupes français, les femmes manquent donc cruellement à l’appel. On peut toutefois citer Christel Bories chez Eramet, Stéphane Pallez qui dirige la FDJ, ou encore Sophie Bellon, présidente du conseil d’administration de Sodexo.

Parmi les autres femmes siégeant à la direction d’entreprises du SBF 120, figurent également Caroline Parot, présidente du directoire d’Europcar, Valérie Chapoulaud-Floquet, directrice générale de Rémy Cointreau, Méka Brunel, directrice générale de Gecina, ou encore Sophie Boissard, directrice générale de Korian.

La France bonne élève au sein des conseils d’administration

La France fait toutefois figure de très bonne élève au sein des conseils d’administration. Ainsi, dix ans après la promulgation de la loi Copé-Zimmermann qui imposait un quota de 40% de femmes dans les conseils d’administration des grandes et moyennes entreprises en 2011, les femmes occupent aujourd’hui 45,6% des postes d’administrateurs (contre 12,5% selon en 2010).

Selon une récente étude du cabinet Ethic & Boards, les organes dits de « surveillance » des groupes français, sont ainsi les plus féminisés au monde, devant la Norvège.

Une proposition de loi visant à instaurer des quotas

Afin d’accélérer l’égalité économique et professionnelle, les députés LREM ont déposé une proposition de loi allant dans ce sens, ce 8 mars 2021.

Ces derniers prévoient dans un premier temps de demander aux entreprises de plus de 1 000 salariés de publier chaque année une photographie genrée des 10% de postes « à plus forte responsabilité ». En 2027, des quotas devraient par ailleurs être imposés avec un taux 30 % de femmes, puis de 40 % en 2030. Les entreprises qui ne respecteraient pas la loi devraient alors verser une amende égale à 1 % de la masse salariale.

En début d’année,  le Haut conseil à l’égalité hommes-femmes (HCE), avait quant à lui proposé une démarche bien plus rapide : celle d’étendre la loi Copé-Zimmermann, en imposant 20% de femmes dans les comités exécutifs et de direction dans trois ans, puis 40% dans six ans. Reste dans tous les cas à convaincre le patronat, qui reste souvent frileux à la mise en place de quotas.

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